(paru dans : BOISÉS EST, association des propriétaires de petits boisés de l’Est de l’Ontario.)

http://boisesest.ca/index.cfm?Voir=sections&Id=12200&M=1914&Repertoire_No=2137987858

Le vaste garde-manger de l’arrière-cour

par Pierre-Alain Blais, rédacteur en chef, Journal Agricom

Le 10 juillet dernier, par une magnifique journée d’été, plus de quarante passionnés de nature se sont rencontrés pour en apprendre davantage sur les plantes sauvages qui sont comestibles ou qui nous sont utiles par d’autres usages, tel que médicinal.

L’atelier organisé par Boisé Est a été un franc succès, et le groupe a été très bien reçu sur le domaine forestier d’André et Rachel Glaude, en banlieue rurale de Rockland (Ont.).

Majella Larochelle, le conférencier invité, s’est révélé être est une véritable encyclopédie botanique ambulante. Des participants de la visite lui apportaient des échantillons de végétaux trouvés au hasard le long du parcours de sentiers, qu’il identifiait presque tout le temps sans hésitation.

Non seulement il pouvait donner les noms français, scientifique, anglais, mais aussi quelques mots sur les usages de telle ou telle plante, et à l’occasion des mises en garde, comme pour le panais sauvage, qui est vénéneux au toucher pour certains, et d’aucun intérêt pour la table.

Un bon exemple est l’achillée millefeuilles (herbe-à-dinde), très commune dans nos parterres, dont les jeunes pousses printanières sont comestibles et se servent bien en salade avec d’autres. Le pissenlit, le plantain, la violette, tombent aussi dans cette catégorie.

En fait, il a été étonnant de constater que de nombreuses « mauvaises herbes » des cultures, ont des feuilles et des fleurs comestibles. Ce matin-là, on aurait pu très bien se concocter une salade “sauvage” à partir de ce qui était disponible le long des sentiers parcourus par le groupe.

On a signalé aussi cas de l’asclépiade de Syrie (petit cochon), dont les inflorescences se cuisent comme du brocoli avant l’ouverture des fleurs. Il faut s’assurer, avertit bien Majella, de doublement rincer ou cuire dans deux eaux pour évacuer le latex toxique de cette plante qui aussi l’hôte privilégié de la chenille du monarque.

M. Larochelle cultive sa passion… littéralement. À Cantley, il a établi un petit domaine forestier où il produit des vivaces indigènes aux propriétés intéressantes, des comestibles sauvages et à potentiel médicinal.

Coordonnées :

ALPINEGIUM, Jardins Vivaces ML, semences et plantes,

visite sur rendez-vous  819-962-4472

http://www.mlarochelle.net/ majella.larochelle@gmail.com


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