Archive for October, 2009

Reçu du botaniste de Flora Urbana
à: http://floraurbana.blogspot.com/2009/10/vers-la-premiere-reserve-de.html

mercredi 21 octobre 2009

Vers la première Réserve de Biodiversité Urbaine!

du guérilla gardening dans le terrain vague
Le Comité des Citoyens du Mile End (Plateau Mont-Royal) a remis son document de synthèse dans le cadre de la requalification du quartier à l’attention des candidats de l’élection municipale du 1er novembre.
Le sous-comité du “Champ des Possibles” (duquel je fais partie) a dressé un cahier de charge qu’il désire voir respecté par l’arrondissement. Ce cahier contient la vision et les souhaits touchant tous les aspects de la vie des citoyens en regard du terrain vague.
Ce qui m’intéresse ici c’est l’attention portée à la biodiversité du terrain vague. Nous le nommons maintenant Champs des Possibles et dans ce blogue j’ai longtemps utilisé l’expression temporaire Maguire-Roerich. Vous trouverez donc dans le nuage de libellés dans la colonne de droite toute l’information nécessaire sur cet espace vert.

Plus bas vous trouverez donc une copie de la page traitant de la biodiversité du Champ des Possibles. Il s’agit d’un sommaire et je crois bien que nous avons produit ce qui est le premier inventaire-citoyen de la biodiversité d’un terrain vague. Bien qu’incomplet il donne une bonne idée de la situation.

Par ailleurs, trouvez ici un document détaillant ce sommaire. (Merci à Serge Bellemare pour l’hébergement du PDF). C’est probablement le premier inventaire de la biodiversité d’un terrain vague réalisé en science-citoyenne et disponible sur le Web! Wow!

Début du texte du document-synthèse:
La biodiversité urbaine
Malgré les apparences le Champs des Possibles a une riche biodiversité. C’était une gare de triage démantelée et spontanément, avec le temps, cet endroit “désert” est devenu un espace vert. Le vent, le chemin de fer, les oiseaux et les animaux (y compris les humains!) ont tous apporté des graines ici. Cet espace vert est maintenant l’habitat de nombreuses espèces. C’est un assemblage d’espèces d’ici et d’ailleurs. Comme les humains qui habitent Montréal!
Aujourd’hui la biodiversité au Champs des Possibles:
espèces végétales:
– plus de 93 espèces de 34 familles.
– dont le rare cynoglosse officinale et une nouvelle espèce pour le Québec: la verveine prostrée.
– dont 19 espèces d’arbres, et la plus grande population de noyers noirs au Québec
espèces animales:
– 18 espèces d’oiseaux
– 11 espèces de papillons
…et beaucoup d’autres espèces d’insectes, d’invertébrés et même quelques mammifères.
Tout ça dans un endroit “inintéressant”, “contaminé” et “dangereux”! Clairement il faut regarder cet endroit d’un autre oeil! Faire place à la diversité vivante en milieu urbain nécessite de l’innovation. Nous avons des idées!
Demain possible
On parle de requalifier les espaces dégradés, d’augmenter la biodiversité et les infrastructures naturelles…eh bien…commençons ici! Transformons ce terrain vague en Réserve de Biodiversité Urbaine: une première mondiale!
Pour y favoriser la biodiversité il faut diversifier sa morphologie: faire des talus et créer un plan d’eau. Faites l’habitat et les espèces le trouveront. Ce sont des processus naturels que nous pouvons aussi améliorer: la plantation de quelques espèces d’arbres fruitiers attirera plus d’oiseaux. La plantation de certaines autres espèces fera l’affaire des papillons. Osons! La section nord du Champs des Possibles peut devenir une Réserve de Biodiversité Urbaine qui s’inscrira dans un contexte géographique plus large, un élément portant d’une mosaïque reliée par un biocorridor urbain.

On veut des plantes également pour la décoration et la beauté:
Sous forme de panneau, écran d’intimité, jardin vertical ou mur végétal, pour un ruisseau sec, comme attrait structural en automne ou en hiver, tout simplement pour des articles de décoration: Actions de Grâces, Noêl (couronnes, ornements, l’horti-thérapie,… )pour faire des glaçons avec les fleurs, comme pot-pourri ou centre de table, la beauté indigène, en lisière ou en clairière, à l’orée, pour de la mosaïculture, un jardin sur tuteur, pour la pergola, le treillis ou une clôture

Lu dans le forum www.jardinage.net:
Y’a-t-il ici des gens qui s’intéressent aux plantes médicinales ?
Amateurs, experts, ou juste curieux concerné ?
…. et mon grain de sel:

‘les plantes médicinales’ c’est très complexe
il y a celles de la médecine conventionnelle: Ex le saule pour l’aspirine
il y a celles de la Naturopathie: le millepertuis
et il y a celles des médecines alternatives: hémopathie, fleurs de Bach, etc…

et les plantes neutraceutiques sont les plantes de notre diète quotidienne et qui sont bonnes pour notre santé: bleuets, petit fruits, légumes verts, etc..
il y a celles qui nous viennent des amérindiens: breuvages, substitut de sucre, de miel, etc ..

bien sur tout et chacun a sa définition des plantes médicinales

Il y a aussi les plantes qui servent à la pharmacie pour différentes raisons
aider à la santé: cosmétiques,
etc

et il y a les plantes à fins industrielles: mille et un emplois: habillement, art, panier, teinture, herbicide, insecticide, etc …

Je travaille encore sur ce projet de classification et d’usages chaque hiver depuis 2001
et je souhaite rendre disponible au public ma base de données sur internet avant l’an 2010.

Des lectures:
Plantes sauvages médicinales, Anny Schneider
La pharmacie verte, Anny Schneider
Le guide santé de votre armoire aux herbes, Danièle Laberge
Mon herbier de santé, Maurice Mésségué
C’est la nature qui a raison, Maurice Mésségué
La santé à la pharmacie du bon Dieu, Maria Treben

bon jardinage

Mon intérêt est la plante vivace. Voici donc mon sondage, qui a déjà paru ailleurs, question de connaître les motivations des jardiniers et de présenter les miennes!
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Dans nos choix de l’utilisation des plantes vivaces dans notre jardin,
chacun de nous a des idées précises sur les buts qu’une plante vivace doit nous fournir.
Des fois, on achète sur l’impulsion du moment : les catalogues nous suggèrent ces sortes comme ‘accroche cœur’.

Bien sur, il y a le ‘collectionneur’ avec son méli-mélo de plantes rares auxquelles sont rattachées des étiquettes de noms alignées comme dans un cimetière.

Pour d’autres personnes, le but ou les buts – certains achètent sans but précis- sont différents : (mentionnons) pour le ‘jardin alpin’, un style de jardin ‘ancien’ (plantes de nos grands-mères), ‘jardin aquatique’ ou en ‘bordure’ soit d’un plan d’eau ou d’une entrée, des vivaces à couleur ou feuillage ‘d’automne’,
Des vivaces pour faire un paysage miniature en ‘auge’, des bulbes plantés à l’automne pour floraison printanière ou des ‘bulbes’ pour floraison estivale.

Il y en a pour tous les goûts : vivaces envahissantes ou sans entretien pour placer au ‘chalet’, des vivaces pour les ‘contenants’, gros bacs ou corbeille suspendue, faire un ‘couvre-sol’ dans les endroits difficiles, désirer voir un ‘tapis’ de vivaces ou bien laisser courir une vivaces entre les ‘dallages’, des plantes pour ‘pente’ raide, ‘talus’, ‘éboulis’ (amas de gravier pierreux) sec ou moraine (gravier humide). On peut placer certaines vivaces dans les ‘fissures’, ‘crevasses’, ‘niche’ ou ‘couronne de muret’, voire entre les pierres de muret.
Il y a quelques années, j’ai fait un jardin dans le ‘sable’ et cela fonctionne.
Les vivaces basses servent souvent dans la ‘rocaille’ et comme couvre-sol pour un ‘substitut’ de pelouse.

Il y en pour tout le monde. Les enfants voudront avoir des plantes faciles dans la cour ‘d’école’ ou bien une vivace ‘géante’; ces vivaces doivent être ‘vigoureuse’, voire ‘envahissante’.

Chez le nez ou le palais fin, il regardera pour une fleur ‘odorante’, un ‘feuillage’ ‘aromatique’, des fleurs ‘comestibles’ ( de plus en plus offerts dans les B&B), pour ses ‘fruits’, sans mentionner qu’il existe des vivaces mellifères. N’oublions pas les ‘herbes aromatiques’ vivaces.

Moi j’aime le feuillage ‘coloré’, le bleu, le jaune, le ‘panaché. Maintenant on fait des jardins de ‘lumière’ par le feuillage d’Heuchère ou le soir par des plantes qui ne fleurissent que ‘le soir’. Même verte, le feuillage de certains Rodgersia est décoratif par sa grandeur, forme ou ‘texture’

Il y a toute sorte de jardinier : je connais des gens qui ne connaissent pas le nom de la vivace, mais qui entrent dans la maison des ‘fleurs coupées fraîches’
Ou pour faire des ‘fleurs séchées’.

Si vous possédez un boisé, il y a les vivaces de ‘sous-bois’, un jardin de ‘fougère’, de ‘mousse’, un jardin d’ombre dense ou tout simplement un jardin ‘d’indigènes’.

Pour un ‘fossé’, il y a des vivaces qui aiment avoir les pieds dans l’eau.
Pour toutes sortes d’espace d’une propriété ou sorte de terrain, on y trouve son compte, vivaces pour ‘lot vacant’, pour un ‘pré fleuri’, pour la lande comme disent les francais, pour la taïga au grand Nord. C’est l’occasion de ‘naturaliser’, de faire de la ‘restauration’ d’endroit sec ou sur les ‘berges’ ou ‘rivages’. Notre ‘pré fleuri’ d’ici est l’équivalent à de la ‘pelouse alpine’ dans les Alpes, quoique cette dernière est faisable dans nos Laurentides.

J’aime aussi le feuillage ‘persistant’, la vivaces pour ses ‘fruits’ de couleur ou à ‘sécher’, les ‘graminées’ en particulier, les vignes et les ‘grimpantes’, les vivaces ‘massives’ qui servent ‘d’écran’, voire de ‘haie’. Il y a aussi les vivaces sur ‘tuteur’, pour ‘pergola’, ‘clôture’, etc…

Certaines vivaces sont tellement particulières, grosses ou différentes qu’on les emploient comme ‘spécimen’, centre d’attraction. Si elles sont de taille appropriée et que l’on aime leur effet on peut les ‘masser’ en groupe de 3, 5, 12 ou plus, sinon on les emploie en ‘plate-bande’ de style français, anglais, québécois? Ou autre.

Aux 2 extrêmes de situations, on retrouve les vivaces de ‘tourbière’ et les vivaces d’endroits secs : le ‘toit végétal’, les vivaces de ‘xéropaysage’
(endroits très très sec)

Pour la cuisine, il y a des vivaces dont les parties de la plante sont comestibles, ‘médical’ ou ‘nutraceutique’, des vivaces à ‘breuvage’, …

L’etnobotanique nous a fait apprendre que des plantes vivaces sont utilisées
Dans un rituel soit ‘culturel’, ‘religieux’ ou pour faire de ‘l’artisanat’ par une confection d’objet ou la teinture…

Pour ma part, j’essaie de connaître les vivaces qui sont ‘toxiques’, question de faire attention et d’expérimenter avec les plates ‘horti-thérapeutiques’ : en effet, la senteur de la lavande est connue pour aider à la mémoire et juste le fait de faire des activités dans les centres pour personnes âgées ou dés habilitées, je peux me servir ‘d’une feuille séchée’, d’une branche fleurie, de fruits verts ou secs pour faire un centre de table, un bouquet une carte de souhait, une décoration au mur, etc etc …

À part ces ‘usages’ de la vivaces, quand on les choisit, on doit penser à leur environnement :
– dans quel sol la vivace pousse, la rapidité de croissance
– si elle résiste au vent, au climat, aux chevreuils, limaces…
– si elle attire les oiseaux, abeilles, …
– la couleur de la fleur, le temps qu’elle fleurira

« « « cet exercice de connaître les vivaces, je dois le faire à tous les ans,
question de mieux répondre à la demande, dans mes descriptions de mon catalogue, pour aider les amateurs de vivaces à choisir la plante appropriée aux besoins.

°°° Cette intervention n’est pas exhaustive et toute suggestion est bienvenu

Le CREDDO travaille pour vous et je vous invite à leur page d’accueil: www.creddo.ca

 

Sa mission

Promouvoir la préservation et l’amélioration de l’environnement ainsi que la conservation des ressources naturelles dans une perspective de développement durable.

Ses objectifs

  • Susciter un développement planifié qui permettra aux générations futures de bénéficier d’une qualité de vie et d’un environnement meilleur qu’aux observations actuelles.
  • Développer une vision régionale de l’environnement en favorisant la concertation des intervenants régionaux.
  • Initier une multiplication des efforts en sensibilisant la population et en incitant les personnes déjà au fait des problématiques de l’Outaouais à se regrouper dans le but de couvrir d’avantage de dossiers locaux tels que la protection d’écosystèmes particuliers, l’aménagement des rives, l’animation en classe, la sensibilisation ponctuelle.
  • Diriger des projets concrets de sensibilisation et d’éducation.
  • Contribuer au mieux-être de la population de l’Outaouais!

Le Regroupement National des CRE du Québec

Je suis allé visiter les rivages de l’Outaouais à Aylmer, à la Pointes-aux-Caryers. Les anglais appellent cet endroit ‘Hickory Point’ parce qu’on y trouvent entre 50 et 60 caryers ovales

On peut voir quelques spécimens morts, environ 5%, mais on peut voir des branches et des écorces enlevées par les ‘faiseurs de feux le soir sur la rive’.
Le diamètre des arbres de cette population ‘rare’ varie entre 1 et 60cm. On y voit une régénération par le semis et beaucoup de noix ouvertes par les écureuils.
Comme intendance, pour arrêter le dépérissement, je suggère les moyens suivants:
1- obtenir du ministère du développement durable à Québec un statut privilégié de réserve écologique protégé par la loi
2- restreindre l’accès à l’endroit pour des fins récréatives et surtout pour faire des feux de rivages ou de ‘fumages’.
3- demander à la ville de Gatineau de prendre les mesures pour protéger cette population unique de caryers, le caryer ovale étant une plante menacées protégée par une loi provinciale.
4- ne permettre aucune construction ou développement domiciliaire à cet endroit, une zone de 1-2acres.

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Même à la mi-octobre, les plantes cultivées dans le sable sont en forme!

Le nom??? je ne peux pas le prononcer: Dictyolimon_macrorrhabdos, toujours avec ce beau feuillage en tout temps…

lui aussi avec un feuillage permanent… pour l’ombre ou avec un peu de soleil, elle mérite bien son nom: Mitchella repens… wooowww, fleurs blanches frangées et rosées en juin, il faut vraiment oser pour s’habiller comme ça!!!
et ses fruits ont le goût du thé des bois…
François Gros d’Aillon a écrit une belle page à son sujet et quelles belles photos!
Les Sedums:

 ici le Sedum brevifolium, dans un creux de roche, avec un paillis de roche sous le feuillage.
Et quel beau feuillage bleu persistant!

le Sedum Matrona ne rouspète vraiment pas quand on lui donne une diète spartitienne. Au contraire, il présente des tons de couleurs qu’on ne voit pas en culture riche.
 

Le Bleu des Bleus c’est vraiment le Sedum pachyclados, et cela toute l’année. Un jour je l’inscrirai à la Grande Parade costumée.
Finalement la Gloire d’Octobre, c’est

c’est le Sedum sieboldii qui est la vedette au moment ou les érables à sucre se dépouillent de leur ramage jaune orangé.

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Voici un vidéo bien fait!

Chaque année, à l’automne je me débarrasse des vieilles graines de 12 mois et plus.
Je les jette tout simplement sur de la terre nue et les graines sont alors soumises à la stratification ‘en nature’.

Je découvre par plus tard que certaines graines pour moi périmées
ont germé.

Notez qu’ici que le jeune feuillage n’est pas typique à l’espèce.

mais la 2ième saison venue, le vrai feuillage porte de nombreuses fleurs du 1 juin au 1 octobre, en Zone 3.

Oui, je me sers de grillage pour créer un jardin vertical car il faut avoir en tëte que cette plante grimpe en une saison facilement à 4 mètres de hauteur et si le sol est riche à 7 mètres. Les mailles du grillage disparaissent vite sous le feuillage.

Ma plante a germé et poussé en plein soleil dans 15 cm de sable.

Ne manquez pas de ramasser les semences pour la perpétuer car ses habitats naturels deviennent très rares.

J’ai plus de succès en semant directement les capsules de graines car au contact de l’eau, la réserve aqueuse de la capsule aide à  la germination.

 Lisez ici pour plus de détails

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 Summer to Fall

Allegheny Vine 4m
Zone: 3

This “climbing bleeding heart” is always admired as its tendrils work their way quickly up and over our 12′ shade house.

 Native to shady wooded slopes of eastern North America, it sports delicate, fernlike foliage and beautiful pearly-pink spurred flowers.

Blooms continuously summer to frost.

Prefers a rich soil in shade, but will grow well in considerably more sun.

 This plant maintains itself by self-sowing.

Germination Instructions: Cold treatment required.

Les Actaea sont parfois classées dans les Cimicifuga. Voici 2 espèces québécoises:

L’Actaea pachypoda

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qui donne des fruits rouges ou blancs:

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et l’Actaea rubra:

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Pour le jardinier, cette plante aime les conditions riches du jardin à sol frais, ombre ou soleil. Le feuillage est décoratif toute la saison.
Semer les graines à l’extérieur à l’automne.
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